Arts martiaux et développement personnel

Je me souviens encore de ce jour de janvier, à une semaine de mon dixième anniversaire, où j’ai perdu ma première compétition de judo en finale d’un tournoi local. Terrassé par un o-soto-gari parfaitement exécuté par mon adversaire, je peinais à réaliser ma défaite. Perdue la médaille d’or et évanouie la conviction d’être le meilleur!
Après quelques bonnes heures avec le moral au fond des chaussettes, et grâce aux messages réconfortant de la famille et de l’entraîneur je me pose de nouvelles questions. Ai-je donné le meilleur de moi même ? L’issue du combat aurait-elle été la même si j’y avais mis toutes mes tripes et si j’avais bien reproduit les schémas appris à l’entraînement ? Au final, quelles ont été mes erreurs et comment faire mieux la prochaine fois ?

Apprendre de ses échecs
Apprendre de ses échecs... (credit: San Diego Shooter)

Une autre école de la vie

Apprendre de ses échecs – ou gagner avec humilité, je me suis quand même amélioré au bout d’un moment ! – est l’un des nombreux enseignements que j’ai appris tôt grâce aux arts martiaux. Pour être honnête en y réfléchissant j’ai bien du mal à faire une liste complète de tout ce que le judo, puis le taekwondo et encore d’autres disciplines m’ont apporté. Probablement en premier lieu le respect. Le respect de règles, de codes à suivre, de l’adversaire. Ensuite l’effort, la rigueur, la persévérance, comme tous ces jours où je me réveillais dès l’aube pour répéter mes techniques avant d’aller à l’école. La tolérance aussi, parce que la pratique d’un art martial est généralement accessible, il y a bien plus de « diversité » que dans un cours de piano !
On peut aussi rajouter à cette liste être responsable, comme le doivent être par exemple les plus gradés qui savent qu’ils sont des modèles pour les plus novices.

De l’énergie à revendre

En plus des valeurs transmises, les arts martiaux sont globalement des sports très complets. Haut/bas du corps, travail en endurance, explosivité ou intensité: on sort généralement lessivé d’un entraînement ! C’est un excellent moyen d’évacuer son énergie et de rester (ou gagner) en forme. Parlons aussi de ces fameuses séries interminables d’exercices répétés encore et encore alors que les muscles brûlent et que les articulations sont au bord de la rupture ! Vous voyez bien de quoi je parle, n’est ce pas ?! Être poussé ainsi dans ses extrêmes retranchements permet de mieux se connaître, de savoir où sont ses limites.

Pratiquer un art martial, c’est finalement s’épanouir, se structurer, grâce à un solide développement physique et l’apprentissage que l’on a de soi et des autres.

Vous pensez que vous ne seriez pas le (ou la) même aujourd’hui sans la pratique d’un art martial ? Parlez-en dans les commentaires !

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